un
peu d'histoire...
Le nom
de Souzy-la-Briche vient de Celsiaco (Celsiacum = élevé,
fier, noble - ou bien c'est le nom d'un empereur
Les carrières
de grès ont été ouvertes en 1875, et ont été
en forte activité de 1881 à 1930. Leur exploitation a
pris fin en 1942.
Il y a 60 millions d'années, Fontainebleau est au bord d'un golfe
qui noie l'emplacement de Paris, et s'ouvre vers la Manche.
Il se forme un sable quartzeux très pur, auquel s'ajoutent du
calcaire et de l'argile.
Il y a 32 millions d'années (c'est la fin de la période
Stampienne - d'où le nom de Étampes), la mer se retire,
les sables émergent et sont bientôt recouverts par un grand
lac dans lequel se déposent les calcaires d'Étampes, puis
de la Beauce. C'est l'époque des "Sables de Fontainebleau".
A la base,
le grès est formé de silice, qui se cristallise pour devenir
du quartz. Les bancs gréseux sont révélés
grâce à l'érosion.
Dans la
région qui nous intéresse, on trouve trace d'activité
humaine à l'époque néolithique (4500 ans à
1800 ans avant notre ère). On a retrouvé plusieurs polissoirs
dont un dans le Bois des Roches (polissoir = roche de grès au
grain dur et fin qui servait à affuter les outils de silex).
Il est certain que le grès a été utilisé
à l'époque Gallo-Romaine, pour paver les chaussées.
Par la suite, il a été beaucoup utilisé dans la
construction des châteaux, des églises, et des habitations.
Les premiers pavés de Paris (Philippe Auguste, 1186) viennent
de ces carrières. Celles-ci ont connu un essor considérable
avec le développement de l'automobile.
A Souzy-la-Briche, la dalle de grès a une épaisseur de
3 à 5m. Elle peut être enfouie sous 7,50m de terre et de
végétation.
La première exploitation date du 11/09/1875 (date de l'autorisation
d'installer un dépôt de dynamite).
Pour exploiter les carrières, on recrute, outre la main d'uvre
locale peu nombreuse à cette époque, des bretons, et des
italiens, quelques belges, un autrichien. Cela participe au développement
de la population de la région, car ces gens s'installent à
proximité de la carrière, et ne rentrent chez eux qu'en
hiver, saison pendant laquelle ils trouvent un emploi de bucheron par
exemple. L'exploitation à Souzy connaît son apogée
au début du XXème siècle.
En 1921, on crée une Association des Carriers du Bassin de Paris.
Le nom de "Madagascar" rappelle le climat de cette île,
et les conditions pénibles du travail. D'autres lieux ont été
baptisés "Transvaal" ou "Cayenne', en référence
à la pénibilité du travail.
Le pavage d'une chaussée de 1km de long sur 6m de large représente
210000 pavés. Sachant qu'un ouvrier produit 13000 pavés
par an, ce travail nécessite 16 ouvriers pendant 1 an.
L'exploitation prend fin en 1942.
Le site est maintenant propriété privée, et l'ancien
propriétaire a fait don de son domaine à la présidence
de la république. Le château de La Briche date du XIXème
siècle et n'est pas classé monument historique.
"Le
domaine Souzy-La-Briche
C'est le lieu le plus confidentiel de la République. Le domaine
a un statut particulier. Contrairement au Fort, Souzy-la-Briche n'est
pas une résidence présidentielle mais un pied-à-terre
privé du chef de l'Etat. Confidentialité oblige : aucune
photo n'est disponible. Les seules informations officielles se trouvent
sur le site de l'Elysée. Elles font état d'une "demeure
construite sous la Restauration, pas un monument historique. Seule la
chapelle, de style gothique, présente un intérêt
particulier."
Le maire
de la commune, Francis Jard, est l'un des rares à avoir pu pénétrer
dans le domaine. Selon lui, la maison n'a rien d'extraordinaire mais
il est impressionné par le parc de 300 hectares.
Valéry
Giscard d'Estaing est le premier à s'y rendre. François
Mitterrand, promeneur dans l'âme tombe tout de suite sous le charme
du parc. Une discrétion qui lui permet de passer en toute tranquilité
des week-ends en compagnie de sa fille Mazarine. Jacques Chirac lui,
ne met pratiquement pas les pieds à Souzy. Mais il confie souvent
les clés de la propriété à sa fille Claude,
qui s'y rend en compagnie de son fils, Martin."